Rappel
Aujourd’hui, avant d’aller plus loin, je veux revenir avec vous sur ce que nous avons vu la semaine dernière.
Nous avons compris une chose essentielle :
Dieu n’est pas un Dieu d’improvisation.
Dieu n’est pas un Dieu qui “se débrouille”.
Dieu est un Dieu qui prévoit, prépare, anticipe.
Et nous avons lu ensemble
Éphésiens 2.10 LSG
10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.
La vision de Dieu, ce n’est pas un projet humain.
La vision de Dieu, c’est un plan divin.
La vision de Dieu, c’est un appel.
Et nous avons aussi parlé d’un point fondamental :
l’Église n’est pas une activité.
L’Église n’est pas un club.
L’Église n’est pas un endroit où l’on vient pour “se sentir bien”.
L’Église est un corps, un peuple en marche, un peuple en mission, un peuple qui a une ligne claire.
Et c’est là que nous arrivons aujourd’hui.
1) SANS VISION, IL N’Y A PAS DE LIGNE CLAIRE
Proverbes 29.18 Darby
18 Quand il n’y a point de vision, le peuple est sans frein ; mais bienheureux celui qui garde la loi !
Mais j’aimerais aller encore un peu plus loin avec vous.
Là où il n’y a pas de vision, il n’y a jamais de ligne claire.
On peut avancer, oui… mais sans vraiment savoir vers où l’on va.
On peut servir, s’impliquer, donner de son temps… mais sans toujours savoir pourquoi on le fait.
Et cela est dangereux.
Non pas parce que l’on fait le mal, mais parce que, peu à peu, on commence à improviser sa marche.
Or, l’improvisation n’a jamais été le plan de Dieu.
Permettez-moi une image très simple.
Imaginez un chantier.
Les ouvriers sont là. Les matériaux ont été livrés. Les outils sont prêts. Il y a de l’énergie, de la compétence, de la bonne volonté. Tout semble réuni pour construire quelque chose de solide.
Mais il manque l’essentiel : le plan.
Alors chacun se met au travail.
L’un élève un mur ici, l’autre creuse là, un troisième installe autre chose plus loin. Tout le monde s’active. Tout le monde travaille. Mais rien ne s’assemble vraiment. Les murs ne correspondent pas, les fondations ne tombent pas au bon endroit, et les efforts finissent par se heurter les uns aux autres.
Pas parce que les ouvriers sont mauvais, mais parce qu’ils n’avaient pas de vision commune.
Et parfois, l’Église ressemble à ce chantier.
Il y a des dons, des talents, des appels, de la bonne volonté. Chacun veut bien faire, chacun veut servir. Mais sans vision claire, on construit… sans plan.
Et construire sans plan, ce n’est pas vraiment construire.
C’est s’épuiser.
La vision, c’est le plan de Dieu.
Sans ce plan, même les meilleures intentions peuvent produire de la confusion.
Et c’est là une réalité qui nous interpelle profondément : on peut bâtir, travailler, servir, s’engager… sans être réellement en train de construire ce que Dieu a prévu.
Rick Warren le dit avec beaucoup de justesse : lorsque la vision n’est pas claire, la confusion s’installe. Et une Église confuse peut être très active, très occupée, très engagée… mais spirituellement inefficace.
Voilà pourquoi la vision n’est pas un luxe, ce n’est pas un slogan, c’est une nécessité spirituelle pour marcher ensemble dans ce que Dieu a préparé.
2) LA VISION, C’EST CHRIST
Et ici, j’aimerais être très clair avec vous, avec simplicité mais avec fermeté.
La vision de Dieu est, et a toujours été, profondément christocentrique.
La vision de Dieu ne commence pas par une stratégie, ni par une organisation, ni même par une méthode. Elle commence par une personne. La vision de Dieu, c’est Jésus.
L’Écriture nous le rappelle avec force lorsque Paul écrit aux Colossiens :
Colossiens 1.18 LSG
18 Il est la tête du corps de l’Église; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier.
Cela signifie que tout part de Lui, tout passe par Lui, et tout doit revenir à Lui.
Alors soyons honnêtes : si Jésus n’est pas au centre, ce que nous appelons “vision” n’est plus la vision de Dieu. Elle devient une vision humaine, façonnée par nos raisonnements, nos préférences ou nos ambitions. Et l’histoire biblique comme l’histoire de l’Église nous l’enseigne : toute vision purement humaine finit toujours par s’effondrer.
Jésus, Lui, est la ligne claire.
Lorsqu’Il est au centre, tout s’aligne naturellement. Nos vies trouvent un sens, notre service retrouve sa motivation, notre amour sa source, notre engagement sa justesse. Même nos familles, notre travail, notre manière de vivre l’Église deviennent cohérents, non pas parce que tout est parfait, mais parce que tout est orienté vers Lui.
Mais la vision de Dieu ne s’arrête pas là. Elle est aussi, profondément, une vision de rédemption.
Paul nous dit dans l’Épître aux Éphésiens que :
Éphésiens 1.7–10 LSG
7 En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce,
8 que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence,
9 nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même,
10 pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.
Autrement dit, la vision de Dieu n’est pas simplement de “faire des choses”.
La vision de Dieu, c’est de rassembler ce qui était dispersé.
C’est de réconcilier ce qui était brisé.
C’est de ramener un peuple à Lui, non par la contrainte, mais par la grâce.
Et au cœur de cette vision, il n’y a ni un concept, ni un programme, ni une organisation.
Il y a Jésus.
Jésus est la vision.
3) LES CONSÉQUENCES DE L’ABSENCE DE VISION
Maintenant, voyons les conséquences.
Parce que c’est important de comprendre ce qui se passe quand la vision disparaît.
A. Stagnation spirituelle
Lorsqu’il n’y a pas de vision, quelque chose de très subtil mais de très dangereux s’installe dans la vie spirituelle : on cesse d’avancer. On continue peut-être à venir, à écouter, à servir parfois… mais intérieurement, on n’avance plus. La marche devient immobile. Le mouvement est apparent, mais la croissance est absente.
L’auteur de l’Épître aux Hébreux interpelle l’Église avec une parole forte et pleine d’amour.
Hébreux 6.1 PDV
1 C’est pourquoi, laissons derrière nous les premières leçons sur le Christ et passons à un enseignement d’adulte. Ne revenons pas sur ce qui fait la base de cet enseignement, c’est-à-dire l’abandon des actions qui conduisent à la mort et la foi en Dieu ;
Et pourtant, lorsqu’il n’y a plus de vision, le croyant reste bloqué dans une forme de spiritualité de départ. On répète les mêmes gestes, on entend les mêmes vérités, on vit la foi comme une routine rassurante, mais sans élan, sans direction, sans profondeur nouvelle. On reste dans ce que j’appellerais une foi de survie, et non une foi de transformation.
Et c’est profondément triste, non pas parce que Dieu serait déçu de nous, mais parce que ce n’est pas ce qu’Il désire pour ses enfants. Dieu ne nous appelle pas à stagner, Il nous appelle à grandir. Il ne nous appelle pas à rester au seuil, Il nous invite à entrer pleinement. Il ne nous appelle pas à une foi figée, mais à une relation vivante, en mouvement, conduite par le Saint-Esprit.
Sans vision, on s’installe.
Avec la vision de Dieu, on avance.
Et Dieu veut que nous grandissions.
B. Fatigue et découragement
Lorsqu’on ne sait plus pourquoi on marche, lorsqu’on a perdu le sens, la direction, la vision, quelque chose se brise à l’intérieur. On continue peut-être à avancer extérieurement, mais intérieurement, on s’épuise. Le service devient lourd, la marche devient pénible, et ce qui était autrefois une joie se transforme en contrainte.
On commence alors à servir Dieu un peu comme on ferait du sport par obligation. On sait que “c’est bon”, on sait que “ça fait partie de la discipline”, alors on continue… mais le cœur n’y est plus. Il n’y a plus cet élan intérieur, plus cette joie profonde qui venait de la communion avec Dieu. Et quand le cœur n’est plus engagé, même les plus belles œuvres deviennent pesantes.
C’est dans ce contexte que les paroles de Jésus prennent toute leur force.Il ne s’adresse pas aux paresseux, ni aux indifférents. Il parle à ceux qui sont fatigués, à ceux qui portent des charges trop lourdes, à ceux qui ont continué à marcher sans comprendre pourquoi ils marchaient encore.
Matthieu 11.28 LSG
28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.
Ce repos dont parle Jésus n’est pas l’arrêt du chemin, mais la restauration du cœur. Ce n’est pas une invitation à l’inaction, mais un appel à revenir à la source. Jésus ne nous enlève pas la marche, Il nous enlève le poids inutile. Il ne supprime pas le service, Il redonne le sens. Il ne retire pas l’appel, Il restaure la vision.
Et ici, il est important de le dire clairement : la grâce de Dieu n’est jamais une excuse pour rester immobile ou paresseux. La grâce n’endort pas, elle réveille. La grâce n’annule pas la marche, elle la rend possible. C’est elle qui nous relève quand nous sommes fatigués, qui nous porte quand nos forces manquent, et qui nous permet de continuer à avancer, non par obligation, mais par amour.
Quand la vision est restaurée, la fatigue change de nature.
Et quand la grâce est reçue, la marche retrouve sa joie.
C. Division dans l’Église
Lorsqu’il n’y a plus de vision commune, quelque chose de subtil mais de profond commence à se produire. Personne ne dit ouvertement : « je fais ce que je veux », et pourtant, chacun commence à avancer selon sa propre sensibilité, son propre rythme, sa propre compréhension. Ce n’est pas forcément de la rébellion, ce n’est pas toujours de la mauvaise volonté… c’est souvent simplement l’absence de direction partagée.
Et petit à petit, l’Église se fragmente. Non pas forcément par des conflits visibles, mais par des décalages. On n’avance plus ensemble. On avance côte à côte, mais plus dans le même sens.
L’apôtre Paul avait parfaitement compris ce danger. C’est pourquoi il exhorte l’Église avec une grande fermeté, mais aussi avec un amour pastoral profond, lorsqu’il écrit :
1 Corinthiens 1.10 LSG
10 Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment.
Paul ne parle pas ici d’uniformité, mais d’unité. Il ne demande pas que tout le monde pense exactement la même chose sur tout, mais que tout le monde regarde dans la même direction. Parce que l’unité biblique n’est pas d’abord une émotion que l’on ressent, ni une bonne entente passagère. L’unité, dans la pensée de Dieu, est une direction commune.
Quand la vision est claire, l’unité devient possible.
Mais quand la vision disparaît, même les bonnes intentions finissent par s’éparpiller.
Et l’Église n’est jamais appelée à avancer chacun de son côté, mais à marcher ensemble, derrière le même Seigneur, vers le même objectif.
4) POURQUOI LA VISION DISPARAÎT ?
Il y a des choses qui font disparaître la vision. Et souvent, ce n’est pas un grand événement dramatique, mais une lente dérive, presque imperceptible. C’est comme une petite fuite qui, au début, ne semble pas grave, puis qui finit par vider tout le réservoir.
A. La routine
La routine, c’est cette manière de vivre la foi “comme d’habitude”. On fait les mêmes gestes, on répète les mêmes paroles, on vit les mêmes habitudes, et un jour, sans même s’en rendre compte, on se retrouve là… mais sans feu. Le cœur n’est plus brûlant. L’enthousiasme n’est plus là. La flamme est devenue une braise. Et c’est exactement ce que Jésus dénonce avec une parole saisissante dans Apocalypse.
Apocalypse 3.15–16 LSG
15 Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant!
16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.
C’est brutal, oui. Mais c’est nécessaire. Parce que la tiédeur, c’est la maladie de l’Église. La routine tue la vision. Et une vie chrétienne tiède est une vie sans direction.
B. L’orgueil
L’orgueil est un ennemi silencieux, mais il est terriblement efficace. Il arrive souvent sous une forme subtile : « je sais ce que je fais, je sais mieux que Dieu, je n’ai pas besoin de m’aligner sur ce que l’on me dit. » Et là, on commence à penser que la vision dépend de nous, que c’est notre intelligence, notre stratégie, notre capacité, notre expérience qui va faire avancer l’Église.
Proverbes 16.18 LSG
18 L’arrogance précède la ruine, Et l’orgueil précède la chute.
Quand l’homme se croit maître, Dieu devient accessoire. Et quand Dieu devient accessoire, la vision disparaît.
C. La peur du changement
La vision demande toujours une sortie de zone de confort. Et nous, nous aimons notre confort. Nous aimons la stabilité, la sécurité, le connu. Mais Dieu, lui, appelle toujours à une marche. Il appelle à avancer, à grandir, à se déplacer, à prendre des risques, à faire confiance.
Et c’est là que les paroles de Josué prennent toute leur puissance :
Josué 1.9 LSG
9 Ne t’ai-je pas donné cet ordre: Fortifie-toi et prends courage? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras.
La vision ne se vit pas dans le confort.
La vision se vit dans la confiance.
La vision se vit dans l’obéissance.
La vision se vit dans la marche avec Dieu, même quand on ne sait pas tout, même quand on ne voit pas tout, mais en sachant que Dieu est avec nous.
5) LA SOLUTION : LA GRÂCE ET LE SAINT-ESPRIT
Mais aujourd’hui, j’ai une bonne nouvelle pour vous. Parce que la vision n’est pas perdue définitivement. La vision peut revenir. Et ce n’est pas à cause de notre force, de notre volonté, ou de notre capacité à nous motiver. Non. La vision revient par la grâce de Dieu.
La grâce n’est pas seulement ce qui nous sauve, elle est aussi ce qui nous transforme. Et l’apôtre Paul le rappelle dans sa lettre à Tite :
Tite 2.11–12 LSG
11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.
12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,
Alors, si vous vous sentez fatigués, si vous sentez que vous avez perdu la vision, si vous avez l’impression que vous êtes dans la routine, écoutez ceci : la grâce de Dieu n’est pas un permis de rester immobile. La grâce n’est pas un laissez-passer pour la stagnation. La grâce, c’est la puissance qui nous permet de marcher.
Et ce n’est pas tout. Parce que la vision ne revient pas seulement par la grâce, elle revient aussi par la direction du Saint-Esprit.
Jean 16.13 LSG
13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.
Cela veut dire que Dieu ne nous laisse pas seuls face à l’avenir. Il ne nous demande pas de deviner la route. Il nous donne le guide. Il nous donne le souffle. Il nous donne l’Esprit. Et c’est lui qui redonne la direction, qui redonne la clarté, qui redonne la vision.
Alors, si la vision s’est estompée, ne désespérez pas. La vision peut revenir.
Et elle revient quand nous revenons à la grâce, quand nous nous remettons sous la conduite du Saint-Esprit, et quand nous nous remettons dans l’attitude de disponibilité devant Dieu.
6) REVENIR À JESUS, REVENIR À LA LIGNE CLAIRE
Aujourd’hui, je vous appelle à une décision simple, mais profonde. Une décision qui peut changer le cours de notre vie, le cours de notre marche, et le cours de notre Église.
Revenir à Jésus.
Parce que la vision de Dieu, ce n’est pas un projet humain, ce n’est pas une idée brillante, ce n’est pas un plan d’organisation… La vision de Dieu, c’est Jésus. Et la ligne claire, c’est Jésus. Il est la direction, Il est la route, Il est le but. Sans Lui, tout devient flou, tout devient incertain, tout devient dispersé.
Mais je veux aller plus loin, et je veux être très honnête avec vous. La vision peut aussi disparaître à cause du péché. Oui, le péché. Quand nous laissons la faute s’installer dans nos vies, quand nous tolérons ce qui n’est pas conforme à Dieu, quand nous nous éloignons de la sainteté, la vision se brouille. Parce que le péché nous rend aveugles. Le péché nous fait perdre la clarté. Le péché nous fait perdre la ligne. Et l’Église, comme le croyant, peut perdre la vision quand elle s’écarte de la sainteté.
Alors aujourd’hui, je trace une ligne claire. Et cette ligne, c’est celle de Jésus.
C’est une ligne simple : lâche ton péché / Lâche ta tiédeur / Lâche ton orgueil / Lâche ta suffisance / Lâche ta peur / Lâche ta routine.
Et reviens à Jésus.
Parce que la vision ne revient pas en restant dans l’ombre. Elle revient en revenant à la lumière.
Et si nous voulons que l’Église de Bernay retrouve sa direction, nous devons nous réaligner avec l’Église. Parce que la vision de Dieu n’est pas une vision en solo. Une vision en solo, ce n’est pas la vision de Dieu. La vision de Dieu est collective. Elle est communautaire. Elle est une marche ensemble.
Nous ne sommes pas appelés à être des solitaires spirituels. Nous sommes appelés à être un corps, un peuple, un peuple en marche, un peuple qui avance dans la même direction, guidé par le même Seigneur.
Alors aujourd’hui, que chacun de nous se demande :
Est-ce que je suis encore aligné sur Jésus ?
Est-ce que je marche encore dans la ligne claire ?
Ou est-ce que je me suis laissé distraire, détourner, décourager, ou éteindre ?
Revenons à Jésus.
Parce que Lui seul est la vision.
Et Lui seul est la direction.

